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Prospection MedTech

RPPS : le moteur de ciblage MedTech en 2026

Le RPPS recense l'ensemble des professionnels de santé français. Pour une équipe MedTech, ce n'est pas un annuaire : c'est un moteur de ciblage qui segmente un marché par spécialité, établissement et région, là où Apollo et Sales Navigator n'ont aucune donnée.

· 8 min de lecture

Au 25 septembre 2025, le RPPS recense 241 985 médecins, 511 671 infirmiers et 75 334 pharmaciens en exercice en France (source Agence du Numérique en Santé). Depuis octobre 2024 et le décommissionnement du référentiel ADELI, il couvre l’ensemble des professions de santé, sans exception.

Le RPPS (Répertoire Partagé des Professionnels de Santé) est le registre national, public et exhaustif des soignants français. Pour une équipe commerciale MedTech, ce n’est pas un annuaire à consulter au cas par cas : c’est un moteur de ciblage qui segmente un marché entier par spécialité, type d’établissement et région, là où Sales Navigator et Apollo n’ont strictement aucune donnée.

Cet article explique ce que contient le RPPS, pourquoi il fonctionne comme moteur de ciblage et pas comme simple annuaire, quels croisements il autorise pour une cible MedTech, comment le combiner aux autres registres publics, et où sont ses limites.

Qu’est-ce que le RPPS et que contient-il ?

Le RPPS est le répertoire de référence des professionnels de santé, piloté par l’Agence du Numérique en Santé (ANS). Il attribue à chaque soignant un identifiant national unique et pérenne de 11 chiffres, conservé toute la carrière quelle que soit la mobilité géographique. Il regroupe l’identité, la profession, les qualifications, le mode d’exercice et les coordonnées des structures d’exercice, alimenté par les ordres professionnels, les ARS et les employeurs.

Jusqu’en 2021, le RPPS ne couvrait que quatre professions à ordre : médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes et pharmaciens. Le reste vivait dans ADELI, un fichier départemental dont le numéro changeait à chaque déménagement. La bascule s’est achevée en octobre 2024 : orthophonistes, orthoptistes, ostéopathes, chiropracteurs, psychothérapeutes et l’ensemble des professions paramédicales ont rejoint le RPPS, et ADELI a été décommissionné.

Le résultat est un référentiel opposable et exhaustif. Les données sont fiables parce qu’elles proviennent des autorités d’enregistrement, pas d’une déclaration volontaire. C’est une différence de nature avec un profil LinkedIn rempli par l’intéressé.

Pourquoi le RPPS est-il un moteur de ciblage et pas un simple annuaire ?

Le RPPS est un moteur de ciblage parce qu’il est disponible en libre accès et en masse. L’ANS publie une extraction des données publiques sur data.gouv.fr, un fichier structuré de près de 770 Mo téléchargeable manuellement ou automatisable par webservice. Il contient l’identifiant RPPS, la civilité, les nom et prénom d’exercice, la profession, la catégorie professionnelle, le mode d’exercice, les qualifications et les coordonnées des structures d’exercice. On ne consulte pas une fiche, on segmente une population.

C’est précisément ce que les outils outbound généralistes ne savent pas faire. Sales Navigator, Apollo et ZoomInfo couvrent LinkedIn et les bases entreprises, où la présence des professionnels de santé hospitaliers français est faible et déclarative. Aucun d’eux n’intègre le RPPS. Le commercial qui s’appuie sur ces seuls outils travaille sur un sous-ensemble visible du marché ; celui qui part du RPPS travaille sur le marché complet.

L’avantage n’est pas l’accès à la donnée, qui est publique et gratuite pour tous. L’avantage est la lecture experte qu’on en fait : la transformation d’un fichier de 770 Mo en cohortes de prospection propres et priorisées.

Quels croisements le RPPS permet-il pour cibler en MedTech ?

Le RPPS autorise trois croisements décisifs pour une cible MedTech. La spécialité médicale croisée au type d’établissement (CHU, clinique privée, centre de référence) isole une cohorte précise. La densité par région cartographie l’accessibilité réelle d’un produit avant tout démarchage. Le statut, libéral ou salarié, prédit le cycle d’achat : le praticien libéral signe vite, le salarié hospitalier dépend d’une commission d’achat et d’un budget validé en amont.

Ces trois axes se combinent. Cibler les chirurgiens vasculaires libéraux d’une région donnée, ou les radiologues exerçant en CHU sur un parc d’imagerie précis, devient une requête, pas une enquête. Pour un fabricant d’implants orthopédiques qui veut sourcer une spécialité rare sur un territoire, c’est la différence entre une liste de noms achetée à l’aveugle et une cohorte construite sur des critères d’exercice vérifiés.

C’est là que se loge le travail de fond de leadify sur sa verticale santé : convertir des critères métier (spécialité, établissement, statut, région) en une cohorte exploitable, sans bruit ni doublons. Si votre marché se définit par une spécialité médicale et un type d’établissement, ce ciblage est la première brique d’un pipeline, et c’est exactement le genre de cas qu’on aime cadrer lors d’un échange de cadrage prospection.

Comment combiner le RPPS avec les autres registres publics ?

Le RPPS prend toute sa valeur croisé aux autres registres publics santé. Seul, il dit qui exerce quoi et où. Croisé au FINESS, qui identifie chaque établissement par un code pivot, il rattache le professionnel à une structure caractérisée (capacité, autorisations, rattachement à un groupement hospitalier de territoire). Croisé au BOAMP, il relie un acheteur public à un décideur médical nommé. Croisé à PubMed, il identifie les leaders d’opinion actifs sur une indication.

Une MedTech française spécialisée en imagerie médicale a illustré ce principe : en croisant LinkedIn, ResearchGate, PubMed et le RPPS, un agent de sourcing a livré 8 990 radiologues qualifiés, un volume qu’aucune extraction LinkedIn seule n’aurait produit, et qu’aucun fichier acheté n’aurait fiabilisé. Le RPPS sert d’ancre d’identité ; les autres sources ajoutent le signal d’achat et le contexte.

C’est la logique de la prospection par signaux d’achat publics : ne pas pousser un message à une liste, mais détecter qui a un besoin et l’aborder avec le bon contexte. Le RPPS est la couche d’identité de cet édifice ; les signaux d’achat lus dans un appel d’offres BOAMP et la pression de conformité des certifications HAS en sont la couche de timing.

Quelles sont les limites du RPPS pour la prospection ?

Le RPPS a trois limites à connaître. Il ne contient pas les coordonnées personnelles directes : on y trouve les structures d’exercice, pas un email ou un téléphone mobile exploitable tel quel. Il décrit un état civil professionnel, pas une intention d’achat : il faut le croiser à un registre de signaux (BOAMP, ARS, HAS) pour savoir quand contacter, et pas seulement qui. Et la présence des professionnels hospitaliers salariés sur LinkedIn étant faible, le RPPS reste la seule source fiable pour les atteindre, mais il faut alors reconstruire la voie de contact.

Sur le plan réglementaire, la consultation de ces données publiques est légale, et la constitution d’un fichier de prospection relève de l’intérêt légitime au sens du RGPD (article 6.1.f), à condition de respecter le droit d’opposition des personnes. Ce cadre est solide pour du B2B ciblé ; il ne couvre pas l’envoi de masse non sollicité.

Ces limites ne disqualifient pas le RPPS : elles définissent son rôle. C’est la base d’identité du ciblage, pas le signal de timing ni le canal de contact.

Questions fréquentes

Le RPPS est-il accessible gratuitement ?

Oui. L’Agence du Numérique en Santé publie une extraction des données publiques du RPPS en libre accès sur data.gouv.fr et sur annuaire.sante.fr. Le fichier est téléchargeable sans frais, dans un format structuré exploitable, et son téléchargement peut être automatisé par webservice pour un usage régulier.

Quelle différence entre le RPPS et ADELI ?

Le numéro RPPS est un identifiant national unique de 11 chiffres, pérenne et inchangé tout au long de la carrière, y compris en cas de déménagement. Le numéro ADELI était départemental et changeait à chaque mobilité géographique. La bascule de toutes les professions ADELI vers le RPPS s’est achevée en octobre 2024, et le référentiel ADELI a été décommissionné.

Le RPPS contient-il les coordonnées personnelles des professionnels ?

Non. Le RPPS contient les coordonnées des structures d’exercice (l’établissement, le cabinet), la profession, les qualifications et le mode d’exercice, mais pas l’email personnel ni le mobile direct du professionnel. Pour établir un canal de contact, il faut croiser le RPPS avec d’autres sources.

Peut-on utiliser le RPPS pour de la prospection commerciale légalement ?

Oui, sous conditions. Les données sont publiques et leur consultation est légale. Constituer un fichier de prospection à partir d’elles relève de l’intérêt légitime prévu par le RGPD (article 6.1.f), à condition de respecter le droit d’opposition des personnes et de cibler un usage B2B pertinent, et non un envoi de masse non sollicité.

Le RPPS couvre-t-il les professionnels hospitaliers salariés ?

Oui. Depuis l’achèvement de la bascule ADELI en octobre 2024, le RPPS couvre l’ensemble des professions de santé, y compris les paramédicaux et les professionnels salariés enregistrés par leur employeur. C’est précisément cette population, peu visible sur LinkedIn, que le RPPS permet d’atteindre de façon exhaustive.

Conclusion

Le RPPS n’est pas un annuaire à interroger, c’est une base de ciblage à segmenter. Registre national, public, exhaustif depuis octobre 2024 et opposable parce qu’alimenté par les autorités d’enregistrement, il transforme un marché santé en cohortes par spécialité, établissement et région. C’est l’angle mort structurel des outils outbound généralistes, qui n’intègrent aucune donnée de professionnel de santé français.

Sa vraie puissance apparaît au croisement : RPPS pour l’identité, FINESS pour l’établissement, BOAMP et HAS pour le signal de timing, PubMed pour les leaders d’opinion. Lue à l’échelle d’un secteur entier, cette combinaison construit un pipeline qu’aucune liste achetée ne reproduit. Si votre marché se définit par des spécialités médicales et des types d’établissements, réservez un échange de cadrage prospection pour identifier les cohortes que votre ciblage actuel laisse de côté.


Agify est une agence spécialisée dans la prospection B2B par signaux d’achat publics, avec une expertise sur le marché de la santé et des marchés publics français. Nous construisons des dispositifs de ciblage qui croisent RPPS, FINESS, BOAMP, HAS et ARS pour livrer aux équipes commerciales le bon contact, au bon moment, avec le bon contexte.